Produits bio de proximité
Distribution le mardi de 18h à 18h45 
11 bd de Saïgon – Quartier Saint-Loup – 13010 Marseille

Association Loi de 1901 

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Des places d’adhérents sont disponibles

Nous pouvons accueillir encore plus de familles dans notre association du Panier Saint-Loup les Bruyères. Il existe aussi d’autres Paniers selon le quartier où vous résidez. Rencontrez-nous directement un mardi au 11, bd de Saïgon (quartier Saint-Loup) entre 18h et 18h45. Vous pouvez acheter un panier d’essai (contactez-nous). Plusieurs types de contrats existent (panier, demi-panier). Vous pouvez même vous associer avec une autre famille pour ne prendre qu’un panier ou un demi-panier tous les quinze jours en alternance.

Voir l’onglet « Panier les Bruyères »,
rubrique « Fonctionnement du Panier Solidaire »

Autour de l’exploitation...

Une autre économie est possible… mais les agriculteurs solidaires des Paniers Marseillais sont aussi immergés dans l’économie de marché concurrentielle dominante, avec ses règles, ses inégalités, son individualisme. Quelques éléments pour se faire une idée…

1 Le compost

Chaque année, 50 tonnes de compost sont achetées. Elles sont livrées mélangées aux 50 tonnes de compost provenant des poulaillers de l’exploitation. Le compost obtenu est un compost de qualité, très nutritif, contrôlé et analysé régulièrement par les Paniers Marseillais. Il faut 10 tonnes/ha de compost, l’entretien doit être fait quasiment chaque année. Coût : 100€/tonne.

2 Plastique

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Plastiques pour les serres

Une fois la culture achevée, on enlève tout (plastique, préempaillage). Un rouleau de plastique, c’est 200 m x 2 m. Il existe des rouleaux biodégradables, à base de maïs, mais ils sont bien trop chers. Environ tous les deux mois, le plastique usé est trié puis part au recyclage. Coût : 200 euros/tonne de plastique recyclé pour l’agriculteur.
Derrière on rebâche. La dépense atteint 1 900 euros rien que pour le plastique de chaque tunnel et il faut compter 4 jours de travail à 4. Renouvellement tous les 4 ans.

3 Les terres

Neuf hectares au total en location depuis 22 ans pour les légumes, en deux fois 4,5 ha (les champs sont séparés par d’autres cultures louées ou appartenant à des voisins) ; plus 6 hectares dont les Péré sont propriétaires et où ils ont planté des arbres fruitiers.

4 Pépinière et semences

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Plants

Plants et graines sont achetés dans une pépinière.

5 Les outils

Quand on est en bio et en polyculture on a beaucoup d’herbes ; le désherbage fait partie des activités principales et régulières (voire quotidiennes). Il existe des outils pour désherber, mais les outils sont différents pour chaque légume ! Pour les carottes par exemple il existe un brûleur spécial (coût : environ 8 000 euros) qui permet de désherber plus facilement et plus rapidement, mais il ne pourra servir qu’à cette activité et qu’à ce légume. Un griffon spécifique a été acheté pour les poireaux et les choux, et sinon beaucoup se fait à la main, à la binette…

6 Les gros outils (tracteurs…)

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Tracteur

Au démarrage avec les Paniers Marseillais, l’exploitation ne disposait d’aucun tracteur. Aujourd’hui (2014) ils sont trois, indispensables, mais un surtout, acheté il y a quatre ans, est le plus utilisé. Il faut citer aussi le camion de livraison qui avale les kilomètres entre Saint-Gilles et Marseille !

7 La lutte contre les insectes prédateurs et les maladies

L’exploitation utilise le savon noir comme répulsif, la bouillie bordelaise (cuivre) et le cuivre plus des compléments biologiques à base d’algues. La famille Péré travaille beaucoup avec les auxiliaires, c’est une science très précise qui demande énormément d’observation et d’attention pour pouvoir répondre rapidement aux invasions. Par exemple, dans l’utilisation des afidus pour lutter contre les pucerons, 4 ou 5 jours de retard suffisent pour que la culture soit très vite dévastée : même si on met le double d’auxiliaires, rien n’y fera. Il faut intervenir ni trop tôt, ni trop tard. Ces auxiliaires doivent être commandés et achetés au bon moment, puis lâchés en utilisant des repères… tout un savoir-faire.

8 La pollinisation

L’arboriculture notamment suppose une aide à la pollinisation. Ainsi pour les abricotiers quinze ruches sont louées le temps de la pollinisation (30 euros la ruche).
Dans les serres (pour les tomates, courgettes, fraises, etc.) des bourdons sont utilisés.

Et nous sommes loin d’être exhaustifs. Mais ces quelques points rapidement survolés suffisent à écarter l’image idéalisée d’une exploitation agricole dans laquelle le merveilleux travail de la nature plus la sueur des hommes et des femmes, seulement perturbés par quelques aléas climatiques (vent, pluies, excès de chaleur, gel…) résumerait la vie d’une exploitation. Non, chaque jour, chaque année, durablement, nos maraîchers doivent aussi compter, gérer, dépenser, se confronter aux prix pratiqués pour des outils, du plastique, du grillage, etc. Faire partie de l’économie sociale et solidaire n’empêche pas que la réalité des choses et l’environnement économique sont bien présents.

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Plants
© Panier les Bruyères
Plastiques pour les serres - JPEG - 47.2 ko
Plastiques pour les serres
© Panier les Bruyères
Tracteur - JPEG - 48.5 ko
Tracteur
© Panier les Bruyères

Consommer autrement

Charte du consommateur solidaire

Nous nous engageons directement par contrat auprès d’un maraîcher en polyculture bio : nous lui assurons ainsi un revenu sur six mois ou un an en contrepartie de sa production. Celà lui permet de prévoir semences et plantations, de planifier son travail et d’assurer la vente. De son côté, il s’engage à apporter régulièrement sur les lieux de distribution des paniers de légumes et fruits équilibrés, variés, conformes au cahier des charges (agriculture biologique) et au cycle des saisons. C’est de la consommation intelligente, saine, mais aussi éthique et solidaire. Nous savons ce que travailler veut dire : nous assumons avec notre maraîcher les aléas potentiels.

Agriculture de proximité

Les Bouches-du-Rhône comme d’autres départements ont vu disparaître la plupart de leurs exploitations paysannes. La diminution des terres agricoles se poursuit. Dès lors une agriculture de proximité englobe nécessairement les départements limitrophes. Au moins ce ne sont plus ces détours monstrueux, ces norias de camions, ces dépôts où l’on met à réfrigérer des produits hyper-calibrés, mal et trop tôt cueillis… Une agriculture bio proche de nous est en train de revivre. Ces agriculteurs-là, nous les voyons, nous les rencontrons, nous nous associons librement à eux par choix.

Une autre économie est possible

Une économie dont nous sommes partie prenante. Cette économie n’est pas plus chère, au contraire. D’ailleurs elle ne détruit pas la terre, elle ne pollue pas, elle préserve le futur. Elle ne coûte pas des milliards à la collectivité en réparation de dégâts environnementaux. Elle ne nous est pas imposée. C’est nous qui décidons de faire l’effort de lui donner sa chance. Il s’agit d’un engagement volontaire pour se nourrir enfin sainement, pour mieux éduquer nos enfants, pour cuisiner intelligemment, pour décider de nos vies et soutenir un monde agricole indépendant… Il s’agit d’une économie humaine, directe, transparente, où l’on se parle. Alors, tout n’est pas toujours simple… Mais ça, ce n’est pas nouveau, non ?

Le Panier Saint-Loup les Bruyères adhère à l’association « Les Paniers Marseillais » (PAMA)

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